Pour rappel, les nouvelles dispositions en la matière ne modifient en rien la définition des concepts ni les critères de taxation mais uniquement le taux applicable qui est passé de 6% à 12% à compter du 01.03.2026 (TVA exigible à partir de cette date – sauf tolérance, voir infra).
Logements meublés
Pour ce qui est de la fourniture de logements meublés, seules les opérations soumises (par opposition donc à celles qui sont exemptées de TVA) sont concernées. Pour qu’il s’agisse d’un logement meublé, il n’est pas nécessaire qu’il s’agisse d’un bien immobilier. Des biens mobiliers tels qu’un bateau ou une tente peuvent également être utilisés pour fournir un logement meublé, mais dans ce cas, au moins l’un des trois services qualitatifs susmentionnés doit être fourni (voir ci-dessous).
S’il s’agit d’un bien immobilier, la mise à disposition d’un logement meublé soumise à la TVA constitue une exception à l’exonération applicable à la location immobilière.
La notion d’hébergement meublé reste inchangé. Pour les hôtels et les motels, la seule condition est que le séjour soit d’une durée inférieure à trois mois. Il en va de même pour les établissements ayant une fonction similaire, mais ceux-ci doivent par ailleurs habituellement héberger des hôtes payants pour une période inférieure à trois mois et au moins l’un des services suivants doit être fourni (critère qualitatif : les services connexes), que ceux-ci soient compris dans le prix de l’hébergement ou facturés séparément :
Emplacements de camping
La mise à disposition d’un emplacement de camping constitue également une exception à la location immobilière exonérée.
La location d’un bien immobilier (bungalow, chalet, etc.) sur un terrain de camping est en principe une location immobilière exonérée, sauf si cette location qualifie de logement meublé tel que décrit ci-dessus.
La location d’un bien meuble sur un terrain de camping est en principe soumise à 21%, sauf si cette location qualifie de logement meublé tel que décrit ci-dessus (voir infra pour plus de détails sur les emplacements de camping).
Nouveau taux et régime transitoire
Depuis le 1er mars 2026, la rubrique XXX du tableau A de l’AR 20 a été supprimée et son texte a été intégré à la rubrique IV « Hôtels, campings » du tableau B de l’AR 20. L’augmentation de la TVA s’applique donc à la TVA exigible à compter du 1er mars 2026.
L’administration fiscale prévoit toutefois un régime transitoire pour les réservations effectuées avant le 1er mars 2026. Dans ce cas, le taux de 6 % peut encore être appliqué à condition que la TVA devienne exigible au plus tard le 30 juin 2026. En B2B, il s’agit en principe de la date à laquelle une facture est émise en temps utile. En B2C, il s’agit en principe de la date de réception du paiement. En cas d’utilisation d’une plateforme de réservation ou de tout autre intermédiaire, l’administration fiscale accepte, pour des raisons pratiques, que la date de réception du paiement par l’exploitant corresponde à la date à laquelle il reçoit le paiement de l’intermédiaire.
Il appartient à l’exploitant qui fait usage de cette tolérance de démontrer, par exemple au moyen d’un e-mail de confirmation, du paiement d’un acompte, etc., que la réservation a effectivement été effectuée avant le 1er mars 2026.
La circulaire reprend également une ancienne tolérance selon laquelle, lorsqu’un assujetti TVA émet volontairement une facture à un client particulier pour des montants non encore payés, il peut prendre en compte la date d’émission de la facture plutôt que celle de la réception du paiement pour déterminer la date d’exigibilité. Selon la circulaire 2019/C/65 du 9 juillet 2019, cette tolérance ne s’applique que si l’assujetti l’applique systématiquement à toutes les factures émises de son propre chef concernant des sommes non encore payées. Toutefois, pour les hébergements meublés et les emplacements de camping, l’administration fiscale assouplit l’application « systématique » de cette tolérance et accepte que l’exploitant ne l’applique que pendant la durée du régime transitoire (jusqu’au 30 juin 2026).
Prestations complémentaires
Taxe de séjour
Si l’hôtelier ou l’exploitant de camping répercute la taxe de séjour sur le client, celle-ci fait en principe partie du prix de l’hébergement ou de l’emplacement de camping et est donc soumise au taux de 12 % à moins que la règlementation communale que le client est lui-même le redevable légal de cette taxe et que sa perception s’effectue par l’intermédiaire de l’exploitant. Dans ce dernier cas, et si l’exploitant répercute cette taxe sur le client pour le montant exact, il s’agit d’un débours (ie. remboursement d’une somme avancée ou non et pour compte de) et aucune TVA n’est due sur cette répercussion (article 28, 5° CTVA).
Etablissement d’hébergement agréé
Les prestations de services liées à l’assistance sociale effectuées par des organismes de droit public ou d’autres institutions reconnues comme ayant un caractère social sont exonérés de TVA en vertu de l’article 44, § 2, 2° CTVA. Cela concerne notamment les établissements d’hébergement pour personnes âgées, les hôpitaux, les internats, les foyers de protection de la jeunesse, les foyers d’accueil et les établissements de soins psychiatriques.
Si l’établissement ne bénéficie pas de l’exemption TVA (par exemple, s’il ne dispose pas de l’agrément susmentionné), le séjour est alors considéré comme la fourniture d’un hébergement meublé, soumis à une TVA de 12 %.
L’administration fiscale rectifie ainsi sa FAQ publiée précédemment (en date du 17 février 2026), dans laquelle elle indiquait à tort que ces séjours n’étaient pas considérés comme des hébergements meublés, et que cela n’avait pas non plus été le cas avant le 1er mars 2026. Or, cette affirmation était en contradiction avec sa position antérieure.
Ce que la circulaire ne dit pas mais que l’on vous rappelle
La fourniture de logements meublés est exclue du régime de la franchise. Il est toutefois possible, sur le plan théorique et moyennant le respect des conditions, de bénéficier du régime lié à l’économie collaborative. Cela requiert notamment toutefois que la plateforme soit agréée comme plateforme d’économie collaborative.
En l’absence de facture (pour rappel, il n’y a pas d’obligation de facturation en soi pour la fourniture de logement meublé taxée en B2C), une note TVA doit être émise et les opérations sont à reprendre dans le journal des recettes.
Client existant ?
Nouveau client ?
Message pour les abonnés : avez-vous une question TVA ? Connectez-vous et posez votre question via le bouton "posez votre question" en haut.

De btw-lijn BV - sous la dénomination commerciale La ligne TVA
Roderveldlaan 100 boîte 6
2640 Mortsel (Belgique)
Unité d’établissement à The Gate, rue du Fond Cattelain 2, 1435 Mont Saint Guibert (Belgique)
info@ligne-tva.be
BE 0629.761.216
De btw-lijn BV - sous la dénomination commerciale La ligne TVA
Roderveldlaan 100 boîte 6
2640 Mortsel (Belgique)
Unité d’établissement à The Gate, rue du Fond Cattelain 2, 1435 Mont Saint Guibert (Belgique)
info@ligne-tva.be
BE 0629.761.216